14.10.2009

Les limites de l’autodéclaration dans le cadre d’une appartenance ethnique

 

" ... Plaçons-nous à présent dans l’hypothèse selon laquelle, au nom des impératifs logistiques de la lutte contre les discriminations, des données statistiques prenant appui sur un « référentiel ethnoracial » devaient être recueillies. Dans cette perspective, tant la formulation apparemment privilégiée par l’actuel commissaire à la diversité et à l’égalité des chances – le « ressenti d’appartenance », expression issue d’un commentaire d’un arrêt du Conseil constitutionnel en lui-même dépourvu de valeur juridique – que l’autodéclaration dans son principe soulèvent des difficultés dont rien ne garantit qu’elles s’avèrent surmontables en définitive.

La première tient à la volatilité des réponses quant au sentiment d’identité enregistrées par ce biais (ainsi qu’à leur pluralité, leur chevauchement et leur probable dispersion en l’absence d’une liste fermée de catégories à l’intérieur de laquelle le choix de l’individu se trouverait circonscrit). L’un des exemples canoniques en la matière est l’augmentation spectaculaire du nombre de personnes se déclarant amérindiens sur le formulaire du recensement des États-Unis entre 1970 et 1990, accroissement principalement imputable à des « transferts » autoréalisés d’individus antérieurement identifiés comme « Blancs » (Nagel 1995). Comme le précise Patrick Simon, au-delà même du cas américain, « le volume de personnes déclarant une origine tend à fluctuer en fonction (…) de la formulation de la question (présence ou non de la mention de cette origine dans les réponses proposées, ou les exemples fournis, et rang d’apparition dans les exemples) ». Dans bon nombre de cas (Morning 2008), la variabilité des résultats obtenus est aussi favorisée par une formulation subjectiviste de la question correspondante. Aux États-Unis, par exemple, alors que la plupart des questions sont rédigées de telle sorte que les réponses requises apparaissent comme étant de nature strictement factuelle, la question 6 du formulaire invite la personne interrogée à indiquer la ou les race(s) auxquelles « il ou elle estime appartenir »]. Le Bureau du recensement, soucieux de prendre ostensiblement ses distances par rapport à une conception essentialiste de la race comme catégorie anthropologique dont la validité serait scientifiquement établie, adopte ainsi une position relativiste qui se traduit par la reconnaissance explicite de la dimension subjective du processus de construction de l’identité raciale, apparemment conçue comme le produit d’une affiliation individuelle relevant de l’appréciation souveraine de chacun. Dans un contexte – celui de la France – où, par hypothèse, la légitimité des classifications ethnoraciales dans leur principe même demeurerait pour le moins problématique, il n’est guère étonnant que les partisans des « statistiques de la diversité » estiment nécessaire de recourir à des précautions oratoires du même type. De là la tentation de s’en remettre au fameux « ressenti d’appartenance »

Cette formulation ne fait cependant qu’aggraver ce qui demeure la faiblesse principale du recours à la méthode autodéclarative : sa foncière inadéquation à la finalité de l’action antidiscriminatoire, alors même que la rationalisation de celle-ci est la raison la plus impérieuse avancée à l’appui de la collecte des données. En effet, le fondement – conscient ou inconscient (Hamilton Krieger 2008) – de la décision d’un employeur coupable de discrimination ethnoraciale (directe) réside dans la « race » ou l’origine de la victime telle que perçue par lui, non dans la race ou l’origine à laquelle l’individu ainsi pénalisé s’identifierait subjectivement. Eu égard au degré probable d’imprégnation des acteurs par la culture politique républicaine, est-il vraiment judicieux de postuler que le sentiment d’appartenir à une « communauté » arabe ou kabyle, par exemple, constituerait un indicateur fiable de l’exposition de l’individu concerné à des pratiques discriminatoires sur la base de son assignation à cette « identité » telle qu’opérée de l’extérieur ? Il est permis d’en douter... »

http://www.laviedesidees.fr/Elements-de-reflexion-...

25.08.2009

Obama's speech

... "In other words, he 'fessed up to the history of the West's colonial adventures in the Middle East and, later in the speech, of his own countrymen in Iraq. It was more than an acknowledgement of history; it was a validation of the Muslim story as told by Muslims themselves." ...

fee up : cracher le morceau

http://www.owensoundsuntimes.com/ArticleDisplay.aspx?e=17...

21.08.2009

poet, novelist and social commentator : Chenjerai Hove

5753_Chenjerai_Hove__.jpg'Born near Zvishavane in 1956, poet, novelist and social commentator Chenjerai Hove now lives in exile in Europe. His critical social and political commentary in the weekly newspaper The Standard (2000-2002) gave rise to threats that he was forced to take seriously. For a creative writer who cares deeply about his country’s welfare, leaving is a moment of profound loss. And yet for a writer for whom ideals are central, such loss is intensified by what he believes is a betrayal of governance in an independent Zimbabwe." ...

Parce que "l'obligation de subir nous donne le droit de savoir" (Jean Rostand)

http://zimbabwe.poetryinternationalweb.org/piw_cms/cms/cm...

19.08.2009

Wilfred Owen

... "Wilfred Owen. Un poète peu connu en France. Et pourtant le deuxième plus étudié en classe après Shakespeare par les jeunes Britanniques. « Nous n'avons appris l'importance de ce poète qu'en 1991 », confie Jacky Duminy, le maire d'Ors.
Pacifiste, l'homme de lettres, figure majeure de la poésie de guerre, s'est pourtant engagé volontairement au front. « Il est venu par patriotisme et aussi pour pouvoir mieux décrire la guerre dans ses poèmes, ils sont d'ailleurs parfois très crus et réalistes », développe Jacky Duminy.
Le 4 novembre 1918, à une semaine de l'armistice, Wilfred Owen et ses camarades du Manchester régiment sont attaqués par les Allemands. Ors compte près de 160 tombes de soldats britanniques."
...

http://www.nordeclair.fr/Actualite/2009/08/18/de-la-poesie-pour-ne-pas-oublier.shtml

15.08.2009

Pénurie d'eau

... "Autour de nous, les collines dénudées, d'une blancheur éclatante, contrastent avec le bleu de la mer, tandis qu'au creux des vallées, des oliviers épars se dressent au milieu de prairies jaunies. Nous franchissons également des ponts jetés au-dessus de rivières visiblement asséchées depuis fort longtemps si je me fie à la taille des arbustes tapissant leur lit."...

http://www.lavantage.qc.ca/chroniques/

14.08.2009

L'eugénisme

"Personne n’a besoin de chercher bien loin pour trouver l’eugénisme. C’est dans les livres d’école, dans les journaux et tous les médias, dans la science-fiction, dans les gouvernements et ainsi de suite."

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

09.08.2009

Poésie chantée

"C'est l'occasion ou jamais de se pencher sur les liens entre poésie et musique populaire au Québec. Impoésie, comme dirait Marjo...

Nelligan, Rutebeuf, Baudelaire...

Nelligan a beaucoup inspiré les compositeurs québécois. L'admirable disque Monique Leyrac chante Nelligan, composé de nombreux poèmes du jeune Montréalais mis en musique par André Gagnon, en est l'illustration la plus marquante. Mais Nelligan inspire également Claude Dubois, qui met en musique son poème Le vaisseau d'or. Ce ne sera pas sa seule incursion dans la poésie chantée: Dubois se fera plaisir en interprétant en 1987 le célèbre poème La complainte de Rutebeuf (La Griesche d'Yver), rebaptisé simplement Pauvre Rutebeuf et mis en musique par Léo Ferré. Que sont mes amis devenus…

Il n'est évidemment pas le seul artiste québécois à se tourner vers les poètes français: le duo bossa-nova-jazzy Bet.e et Stef reprendra ainsi Il n'aurait fallu, poème d'Aragon mis en musique par Ferré, sur son premier album, en 2002. Les Colocs, après la mort de Dédé Fortin, enregistreront une version posthume de Paysage, grand poème de Baudelaire. Et il y a quelques mois à peine, le trio de chanson électro La Patère rose a carrément décidé d'ouvrir son premier album éponyme avec une mise en musique du poème Les deux bonnes soeurs du même Charles Baudelaire!"

http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/200908/08/01-89080...

30.07.2009

Saturation de certains jeunes

"Des recherches d'emploi infructueuses et décourageantes

Liu Wei, étudiante en informatique, originaire d'un village de la province du Hebei, s'est donnée la mort récemment.

Selon les propos du Telegraph, le frère de la jeune fille avait quitté l'école, son père la ferme familiale, pour pouvoir travailler sur un chantier de construction. Liu Wei confiait dans son journal intime qu'elle était consciente du sacrifice de sa famille et qu'elle se sentirait heureuse quand elle arriverait enfin à rembourser ses parents. Les seuls frais de l'université de Shijiazhuang s'élevant à 36 000 yuans pour quatre ans (3690 euros).

Suite à cette vague de suicides chez les jeunes, les forums sur Internet se sont transformés en lieux d'inquisition. D'un côté, les professeurs des universités sont pointés du doigt. Jugés trop sévères avec les étudiants, ils seraient tenus pour responsables de l'image négative que les étudiants ont d'eux-mêmes.

D'un autre côté, certains commentateurs se risquent à pointer du doigt le gouvernement chinois. Celui-ci n'accorderait pas suffisamment de bourses aux familles défavorisées alors que de plus en plus de jeunes s'inscrivent à l'université. « Si elle était née dans une famille de classe moyenne Liu Wei n'aurait pas eu à porter le fardeau du sacrifice de sa famille » déclare un internaute sur un forum."

http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=11...

27.07.2009

Harcèlement humain

smdj_article_113923_1.jpg

 

 

 

 

http://www.smdailyjournal.com/article_preview.php?type=ln...

"The geese are so vast in number that Foster City’s parks and schools are often completely covered in bird droppings and the City Council allocated $35,000 this year to Losee’s Goose Control to chase the birds away."

02.05.2009

Sacrés et monstrueux

Àmes sensibles je vous préviens, le journaliste n'y va pas avec le dos de la cuiller :

... "Il faut dire que, pour être charmants, ces monstres sacrés n'en étaient pas moins monstrueux. Qui se souvient parmi tant d'autres des deux milliardaires, Doris Duke ou Barbara Hutton, des « serials maris » Ali Khan ou Porfirio Rubirosa, de Pamela Harriman, Anglaise qui poussa le chic jusqu'à mourir, ambassadrice des États-Unis en France, dans la piscine du Ritz, d'Onassis et de ses femmes, de Duff et Diana Cooper et de leur étrange ménage à trois avec Louise de Vilmorin ? Tous adorateurs du veau d'or, tous follement chics et désirables, tous bêtes. D'une bêtise grandiose qui ne saurait en aucun cas être confondue avec la sottise petite-bourgeoise. Derniers rejetons d'empires évanouis, fils et filles à papa, vedettes du muet bavardes comme des pies, couturiers, aventuriers, rien que des idiots. L'idiotie comme une ascèse. Des idiots magnifiques ..."

Article intégral : 

http://www.sudouest.com:80/accueil/loisirs-culture/livres...

 

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