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27/08/2013

Raoul Vaneigen

Raoul Vaneigem dont il était question sur France Culture ce matin a composé cette chanson, chantée par Jacques Marchais. Il y a des fantasmes dans ces vieux rêves de liberté, l'utopie et le fantasme sont proches, on en a besoin sûrement, c'est pourquoi je les respecte. Voici la chanson :

 

Beau grain de voix Léo et Jacques... écoute agréable.

 

Et pour finir mon écoute musicale du matin, je n'ai rien contre un Crazy Cavan ; Crazy Cavan, Jacques et Léo, il n'y a pas que moi pour penser que sous des tempos différents, ces hommes se ressemblent d'une certaine façon, si ? 

Tant que j'y suis, avant de quitter le blog, un extrait de Vince et j'aurai fait un tour d'horizon assez représentatif des chanteurs que j'apprécie beaucoup.

 

 

 

 

13/08/2013

Le mouvement

 

http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/b...

 

"... Mais, comme je l’annonçais au début, la spéculation pure n’est pas seule à bénéficier de cette vision de l’universel devenir. Nous pouvons la faire pénétrer dans notre vie de tous les jours et, par elle, obtenir de la philosophie des satisfactions aussi pleines que celles de l’art, mais plus fréquentes, plus continues, plus acces­sibles aussi au commun des hommes. L’art nous fait sans doute découvrir dans les choses plus de qualités et plus de nuances que nous n’en apercevons naturelle­ment. Il dilate notre perception, mais en surface plutôt qu’en profondeur. Il enrichit notre présent, mais il ne nous fait guère dépasser le présent. Par la philosophie, nous pouvons nous habituer à ne jamais isoler le présent du passé qu’il traîne avec lui. Grâce à elle, toutes choses acquièrent de la profondeur, — plus que de la profon­deur, quelque chose comme une quatrième dimension qui permet aux perceptions antérieures de rester soli­daires des perceptions actuelles, et à l’avenir immédiat lui-même de se dessiner en partie dans le présent. La réalité n’apparaît plus alors à l’état statique, dans sa manière d’être ; elle s’affirme dynamiquement, dans la continuité et la variabilité de sa tendance. Ce qu’il y avait d’immobile et de glacé dans notre perception se réchauffe, se liquéfie, se met en mouvement. Tout s’anime autour de nous, tout se revivifie en nous. Un grand élan emporte les êtres et les choses. Par lui nous nous sentons soulevés, entraînés, portés. Nous vivons davantage, et ce surcroît de vie amène avec lui la conviction que les plus graves énigmes philosophiques pourront se résoudre ou même peut-être qu’elles ne doivent pas se poser, étant nées d’une vision figée de l’univers et n’étant que la traduction, en termes de pensée, d’un certain affaiblissement artificiel de notre vitalité."

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Perception_du_changement/Texte_entier

29/05/2013

La figure du pervers