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16/05/2014

Dans les jours embaumés de l'avril ébloui

N'as-tu pas entendu son pas silencieux? Il vient, vient, vient à jamais. A chaque moment, à chaque âge, à chaque jour, à chaque nuit, il vient, vient, vient à jamais. J'ai chanté plus d'un chant sur plus d'un monde, mais dont chaque note toujours proclamait: il vient, vient, vient à jamais. Dans les jours embaumés de l'avril ébloui, par le sentier de la forêt, il vient, vient, vient à jamais. Dans l'angoisse orageuse des nuits de juillet, sur le tonnant chariot des nuées, il vient, vient, vient à jamais. D'une peine à une autre peine, c'est son pas sur mon coeur qu'il oppresse; quand luit ma joie, c'est au toucher d'or de son pied.   

Rabindranath Tagore, L'offrande lyrique, dans: Daniel-Ange, Les feux du désert vol. 2 / Silences (Rémy Magermans, 1973)

09:55 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2014

En voilà de la poésie

How does the Meadow flower its bloom unfold? Because the lovely little flower is free down to its root, and in that freedom bold. 


William Wordsworth

 

Comment la floraison de la prairie fleurie se déroule-t-elle  ? Parce que l'aimable petite fleur est libre jusque dans ses racines, et intrépide dans cette liberté. 

Bonne question .... peut-être l'appel du printemps, auquel elles  peuvent difficilement résister.  

 

 

 

13/05/2014

Lu ce matin

 Pas encore fini, mais je le lirai intégralement cette interview de Depardieu.

 

"Soumis à la question" il a des réponses plutôt percutantes à mon goût.  par exemple, à cette question :

 

Comment avez-vous travaillé le rôle de Deveraux ? En vous inspirant de DSK ?

 

Il répond : Non. Je n'ai revisionné aucune des images qu'on a prises de lui, et je n'ai rien lu. Sauf le descriptif qu'a fait le FBI des événements. [...] De toute façon on est souvent meilleur dans les rôles qu'on n'aime pas. On n'y est pas piégé par l'affect. [...] Je voulais surtout montrer le drame d'être traqué puis inculpé. Qui qu'on soit. Montrer combien la chair peut-être triste aussi. Je n'avais pas besoin d'en savoir trop. J'ai rarement besoin d'en savoir trop. Parce que je n'ai jamais étudié. J'ai quitté l'école à 13 ans. J'en ai été complexé jusqu'à 55.

 

Qu'est-ce qui s'est donc passé à 55 ans ?

 

Le travail du temps... Soudain j'ai été heureux de n'être jamais allé au lycée, de ne pas y avoir été formaté. J'ai eu le sentiment d'avoir vécu, moi, ce que les autres avaient appris.  [...] Tout ce que je sais me vient des autres. De les avoir écoutés. En sachant me taire pour me faire accepter (note perso : mouais, ça j'aime moyen), en souriant et en acquiesçant même si je ne comprenais rien (note perso : Ah ? chacun son truc après tout.) Et puis je lis beaucoup désormais. Même si ça m'est encore difficile, parce que je lis comme un paysan qui n'a pas étudié à l'école (note perso : moi aussi.) Mais les livres au moins restent en moi. (note perso : il m'arrive d'en oublier certains et quand je les relis je comprends ce qui m'avait échappé à la première lecture). Du coup, je sors moins, vois moins de gens, deviens sauvage. (note perso : sauvage ou alors plus en phase avec soi à mon avis.) Comment aimer la vie sans heurts, si on n'est pas sauvage ? (note perso :  ? ... !)

 

Un peu plus loin il dit, à l'occasion d'une autre question :

 

"C'était drôle. Comme me semblaient drôles  tous ces réalisateurs communistes italiens bourrés de pognon. Je disais à Bertolucci :"Tu oses te dire communiste et tu as un appartement fabuleux, une énorme Mercédès ?" "Oui, mais elle est rouge!" rétorquait-il. (note perso : cynisme qui fait encore un peu mal. Bertolu père Hubu.)

 

Intéressant ; il a sa part de mystère, notamment quand il dit Comment aimer la vie sans heurts, si on n'est pas sauvage ?

 

 

 

 

06:22 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)