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17/08/2008

Liberté

"Atteindre à l'universel tout en ménageant le singulier, demeure la visée constante d'une action morale et politique soumise à la loi. Devenir de plus en plus "politique", dans cette perspective, implique simultanément de devenir de plus en plus conscient, de plus en plus plus scrupuleux, par conséquent aussi de plus en plus "moral". Il s'agit d'une même devise démocratique, qui consiste à respecter l'existence et la liberté d'autrui et à faire respecter sa propre existence et sa propre liberté, car la liberté de tous est nécessaire à la liberté individuelle ; et cette dernière se trouve confirmée dans la liberté de tous." ICI

16/08/2008

Violence

« Ma famille habitait Colmar, en Alsace. Un matin, vers 6 heures, des hommes cagoulés et armés ont défoncé la porte de chez mes parents. Mon père, réveillé d’un coup, a pensé en les voyant que c’était des criminels, des fous venus les tuer. C’était le GIGN.

Ils sont montés à l’étage vers la chambre des petits, ont menotté l’un de mes frères, qui en fait s’est révélé être la mauvaise personne (le policier l’a donc libéré, avant de lui balancer un coup de botte dans le visage, ce qui l’a assommé). Puis, dans la deuxième chambre, ils sont tombés sur ma petite sœur de 16 ans, qui s’est réveillée avec une arme pointée sur la tête, sommée de lever les bras. Pour finir, ils ont arrêté Ahmed et ont fouillé toute la maison sans dire pourquoi, si ce n’est qu’ils cherchaient des armes, qu’ils n’ont pas trouvées puisqu’il n’y en avait pas. » ICI

14/08/2008

AgoraVox

« Grand bal du printemps

c’est un message d’espoir qu’adressent Prévert et Izis, ces deux flâneurs humanistes, au monde encore traumatisé par la guerre. La gerbe de photos et de poèmes ici rassemblés - enfants en guenilles, ouvriers exténués, « fous de misère », écrit Prévert, dormant sur le pavé, murs lépreux, clochards… - expriment la dureté des conditions de vie du peuple parisien en ces années de privation. Mais les beaux jours, forcément, reviennent… » Agoravox

« Le corps est un outil pour tout le monde. Du prédicateur au chirurgien, du chercheur au plombier, chacun l’utilise au gré de son besoin. Ce qui impressionne chez l’athlète de haut niveau c’est que ce n’est pas un corps offert, exposé, moyen pour fabriquer de la pensée, un bijou, une maison, ce n’est pas la voix du soprano, les doigts du pianiste, la main du tailleur de pierre. Eux aussi ont acquis par l’entraînement, la répétition, la souffrance une connaissance, une expertise, voire une quasi-perfection. L’effrayant chez les rois et reines de l’athlétisme, de la natation, de l’haltérophilie, de la gymnastique est que la culture du corps a une seule fin : le mettre en état de domination. » Agoravox