16/01/2008
Le Grenelle de....
L'année 2007 aura vu le gouvernement et la presse utiliser copieusement le terme de "Grenelle de l'environnement" ou, mais de manière moins visible, de "Grenelle de l'insertion".
Mais d'où viennent ces 'Grenelles' ?
Mais qu'est ce donc que ce Grenelle qui a laissé son nom à cette fameuse rue ?
Grenelle était une commune qui, en 1860, a été annexée à Paris pour former une partie de ce qui est aujourd'hui le XVe arrondissement.
Chose amusante, cette commune aura eu une vie indépendante très courte, puisqu'elle est née en 1830 d'une séparation d'avec la ville de Vaugirard.
C'est sur décision du Baron Haussmann qu'en 1860, Vaugirard, Grenelle et le quartier de Javel furent regroupés pour former un nouvel arrondissement de Paris.
Mais attention : la rue de Grenelle est dans les VIe et VIIe, pas dans le XVe où l'on trouve le boulevard et le quai de Grenelle.
Tout un poème ce Grenelle ! voici le lien
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Voyage de Primo Lévi
Comment avez-vous eu l'idée du Voyage de primo Levi ? En réalité, c'est Marco Belpoliti qui est venu me voir avec cette idée. Nous nous connaissions depuis un moment et il appréciait mes documentaires "on the road". J'en avais tourné plusieurs, mon plus ambitieux étant Sur le 45ème parallèle pour lequel nous avons suivi ce parallèle (à mi-chemin entre le Pôle et l'Equateur) des plaines italiennes au désert de Gobie, en Mongolie. Mes documentaires se fondent le plus possible sur l'inattendu, avec des rendez-vous et des événements imprévus. Marco me considérait comme le bon réalisateur pour ce projet - reparcourir l'itinéraire de Primo Levi tel qu'il est décrit dans La Trêve - qu'il murissait depuis avoir dirigé la publication des oeuvres de Primo Levi chez Enaudi.
Le Lien
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Marguerite Yourcenar
« Je dirai ici qu’Hadrien a plus de chance que nous. Il n’était pas confronté comme nous avec un monde où nous sommes peut-être les derniers à pouvoir lutter, avec quelques minces possibilités de succès, contre « l’immense masse des maux et des erreurs » qui menace, non plus seulement, comme il le prévoyait, la civilisation de son temps, mais la vie même sur la terre. Il pouvait tout au plus entrevoir la fin, encore lointaine, du monde gréco-romain ; il ne pouvait prévoir ce à quoi nous assistons journellement, l’empoisonnement de l’air et des rivières, la mort des océans, la fin des espèces animales, la torture et le génocide endémiques, la dégradation de cet idéal d’HUMANITAS qu’il avait fait sien. Il nous est plus difficile qu’à lui de continuer à travailler courageusement et presque impossible de continuer à croire, même, comme il le fait, de façon mitigée et partielle, à la sagesse de l’homme. »
Marguerite Yourcenar (Entretiens avec…– Mercure de France)
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