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25/07/2021

Là ou ailleurs ♣ Tany...

Etre là ou ailleurs, être bon an mal an. On souffle sur une étincelle et elle ne s'éteint pas au fond. Les yeux fatigués obliquent en soi quand ça souffle fort.

 

  Je ne ressens plus grand-chose à vrai dire à propos de ce qu'on dit de toi. Tu es un long chemin de vie, abrupt et  je tiens encore debout. 

 

"Tenir debout", à ce propos je suis allée voir des photos du juge Michel, couché près d'un arbre, exécuté. Personne n'avait obligé la prof de français qui le troubla si fort à prendre de l'héroïne, certes,  mais pour le juge Michel on aurait dû la protéger, la guider, ne pas l'induire en tentation, surtout pas lui vendre de la drogue. La guillotine existait encore dans les années 1970, avant que Mitterrand, qui fit dans sa jeunesse guillotiner des Algériens activistes étant pour l'Algérie indépendante, n'abolisse finalement la peine de mort dans les années 1980. Le juge Michel dans sa colère contre les trafiquants d'héroïne aurait souhaité la mort pour ceux-ci rapporte l'auteur du courageux bouquin.

 

Victor Hugo dit à sa fille dans l'un de ses poèmes de ne pas haïr, mais de plaindre à la place. Plaindre les bourreaux en somme. Mais est-ce que  plaindre ceux-ci est possible quand on est débordé par la haine ? That is the question.

 

L'étincelle se rallume, chuchote qu'avec le temps va tout s'en va, même la haine. Mais on n'a pas laissé le temps au juge Michel. Paix à son âme cependant. Il a tellement combattu  que, je pense, il est parti en paix. Une photo le montre encore avec son casque, au sol ; derrière la visière, il a les yeux fermés. Il a eu le réflexe de fermer les yeux sans crispation. Signe de paix : il a l'air de dormir enfin. 

 

La haine demande une énergie qui s'étiole le temps passant, à moins que d'être enragé, et le juge Michel est parti en paix.  En grand bonhomme.

 

Court extrait :

 

"Mémé condamné, la place est libre, ses Siciliens l'attendent. Mais pour être le premier à Marseille, encore faut-il être à Marseille. Et tout de suite. Pas dans cinq ans, quand s'achève son interdiction de séjour.

 

À sa sortie Tany déclare se retirer 43 rue [...] à Grenoble, tout en demandant auprès de la direction de la Réglementation une autorisation de séjour à Marseille. Encore une fois l'appareil médical aide un truand. Pour lui renouer le contact avec sa ville."

 

Alain Laville dédie son livre au juge Michel et souligne  :

 

"Quelques personnes citées dans ce livre m'ont suggéré et surtout fait suggérer de renoncer à sa publication, et selon les cas menacé de procès ou de représailles. "Souvenez-vous du juge Michel", m'ont dit plus simplement les autres, et écrivez un roman...

Ce livre paraît. Que ceux qui par leurs témoignages m'ont permis de l'écrire soient ici tous remerciés." A. L

 

L'auteur ne risque plus de représailles car il est décédé, si j'en crois les renseignements du Net. Le journalisme d'investigation est un métier dangereux. Alain a dû décéder de sa belle mort toutefois car rien n'est signalé à ce sujet. Il a rejoint le juge Michel et d'autres amis dont il a défendu la cause. Une vie honorable en somme.  

 

 

00:03 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

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