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03/05/2019

Vu sur Arte hier soir ♣♣♣ Problèmes de sécheresse et solutions

Vu sur Arte hier soir le périple de gens pris dans la tourmente des violences politiques :

sur le plan social, des "biens assis" (statut d'ingénieur, de médecins), comme des précaires, se retrouvent blaqueboulés dans un autre univers, sans repères.

Parfois, ils ont leur part de responsabilité, un genre d'inconséquence :  "je vais chercher du travail en Europe, pour envoyer des sous à ma famille", alors que le boulot ne se trouve plus sous le sabot d'un cheval en Europe depuis un bout de temps déjà.

 

Parfois et même assez souvent dans cette série, ce sont des personnes qui veulent simplement sauver leur vie et celle de leur famille, dans un pays où on ne peut pas combattre normalement parce que l'ennemi est à visage couvert.

 

Allusion au fait, qu'un jour, "simplement", vous vous faites enlever ; on suppose la torture et puis la mort pour la victime.

 

Ceux qui risquent cela partent donc, car c'est une question de combat impossible, du moins en restant sur les lieux, et de mort qui rôde, imprévisible.

 

Une fois en Europe pour la plupart, c'est beaucoup de précarité.

Au cours d'un des trois feuilletons, l'histoire raconte l'épisode d'un ado africain, largué dans une ville qu'il ne connaît pas : l'immense Paris indifférent à son sort, chacun autour ayant la tête dans ses propres ennuis. Lui n'a fait que suivre son frère, pensant toujours que l'Europe, c'est mieux que l'Afrique. Sauf qu'il est tout seul, son frère ayant été tué lors d'une fuite par un de ses poursuivants.

 

Je fais parfois "ce rêve étrange et pénétrant" où je suis dans une ville inconnue dont je ne sais que le nom : Paris ; une église s'élève, minérale, juste posée là, à la fois massive et sophistiquée, aux pierres blanches,  pas loin d'elle, une bouche de métro en partance pour des lieux inconnus. Je ne sais plus lire ou ce que je lis n'a plus de sens. Désorientée dans un lieu où les gens ressemblent à des anguilles dans un flux continu de circulation, je  regarde le haut bâtiment comme un premier point de repère pour mes futures pérégrinations ; Ce jeune africain vu hier soir dans la série, c'était moi dans ce rêve. Fort heureusement, un autre africain est venu vers lui. "Tu cherches un passage ?" lui a-t-il demandé en guise de "mise en bouche". Car il va s'engouffrer en quelque sorte dans des circuits prévus par d'autres avant de s'éjecter de la gueule d'un van, au grand air d'un rivage du Pas-de-Calais.

 

Poème lu ce jour dans Jubilate :

 

 

 

Il viendra,
Un soir
Où nul ne l’attend plus,
Peut-être.
Appelé par son nom,
Quelqu’un tressaillira.
Au cœur sans mémoire
Qu’un temps soit accordé
Pour qu’il se souvienne.

 

Il viendra,
Un soir
Pareil à celui-ci,
Peut-être.
A l’orient, devant lui,
Le ciel s’embrasera.
Au pauvre allez dire
Que tout s’accomplira
Selon la promesse.

 

Il viendra,
Un soir
Où rôde le malheur,
Peut-être.
Ce soir-là, sur nos peurs,
L’amour l’emportera.
Croyez l’impossible
Car rien n’est compromis
De votre espérance.

 

Il viendra:
Un soir
Sera le dernier soir
Du monde.
Un silence d’abord,
Et l’hymne éclatera.
Un chant de louange
Sera le premier mot
Dans l’aube nouvelle.

 

 

image: Gentile da Fabriano, Spedale di Santa Maria del Buon Gesu (collezioni-f.it)

 

 

♣♣♣

 

Extrait :

 

"Ramachandran a commencé des recherches en ligne sur la conservation de l'eau. Elle a été peu à peu fascinée par les systèmes d'eaux grises - la plomberie conçue pour réutiliser l'eau des ménages en redirigeant l'eau des machines à laver vers les pelouses et les cours, par exemple. "La conservation de l'eau est d'un tout autre niveau", dit-elle."

Intégral : https://www.sierraclub.org/sierra/2019-3-may-june/act/for...

 

12:39 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

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