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16/12/2012

Calamity Jane

Le premier degré, c’est de la réalité à l’état cru ; un peu comme les conversations de bistrot, qui ne sont pas au ras des pâquerettes aussi souvent qu‘on le dit, les gens débitent crument, à la Jean Yanne, ce qu’ils sentent, sans faire gaffe, en « calamités Jane » du quotidien. J'ai écouté hier un brin de conversation entre deux femmes de mon quartier :

— C’est la faute aux parents si les enfants sont si violents. Ils démissionnent, ce sont des parents absents et pour compenser cette absence, ils achètent des choses de marque à leurs enfants, et après ils deviennent très matérialistes… et on s’étonne de ce qui se passe.

— Il faut se mettre aussi à la place des parents. Prenez une maman par exemple qui n’est pas riche. Qu’est-ce que les infos lui montrent à son gamin en ce moment ? Des femmes riches qui font leurs courses sur les grands boulevards à Paris en période de Noël. Il se dit que sa mère est une ringarde, il ne la respecte plus — je ne sais pas si vous lu « l’attrape cœur », le bouquin parle de ça — bref, il veut de l’argent, il ne respecte plus sa mère, comment elle peut rivaliser la pauvre avec ces femmes à la télé en ce moment ? La violence s’enclenche forcément.

— Oui madame, les média ont une part importante de responsabilité dans ce qui se passe aujourd’hui, et Internet.

— Peut-être que les parents pourraient faire un peu plus attention à leurs enfants aussi…

— Et vous avez vu ce jeune homme en Amérique qui a tué des enfants. Il a même assassiné sa mère avant d’aller tuer les enfants.

— Et celui de Toulouse… s’en prendre à une petite fil…Je vois que vous allez de ce côté, je vous souhaite une bonne promenade alors…

— Oh Je crois qu’il va pleuvoir, regardez ce ciel ! Passez une bonne journée madame.

07:45 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2012

Les enfants du monde entier

10:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

Certains soirs

Soirée cinéma. Premier film : deux jeunes femmes, d’une certaine façon en cavale. Elles sont américaines, l’une est d’origine orientale, l’autre pas mais est passionnée de danse orientale. Le film n’est pas mal, l’amitié des deux femmes fait rêver. Le film suivant parlait de choses plus compliquées, Emmanuelle Béart joue le rôle d’une mère alcoolique, violente envers son mari, elle torture aussi moralement sa fille aînée, lui déclare, bien éméchée, que son père est un autre et perturbe inéluctablement non seulement la fille concernée mais les deux autres sœurs également, qui restent néanmoins solidaires dans l’épreuve. La cadette a une double peine pourrait-on dire, elle est enceinte et son amant s’est suicidé. L’absence du père n’en est que plus dure à affronter pour elle, comme si tous les pères du monde se défilaient dans sa vie, inéluctablement. Les moments d’apaisement arrivent notamment lorsque la jeune femme se retrouve à faire cours à ses élèves sourds et muets… les enfants sont joyeux et du coup apaisants, moments de grâce. Mais ensuite elle retrouve sa famille douloureuse, une mère inhumaine, un père d’une mollesse vertigineuse, des sœurs désemparées. On la voit, à la fin du film se diriger seule vers la mer, la mer qui purge des passions dévorantes. Un film émouvant. Certains soirs la télé vaut la peine.

01:03 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)