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01/03/2012

pas seulement des maux

Durant une époque assez récente et qui perdure plus ou moins, la classe ouvrière fut ringardisée pour des raisons me semble-t-il moins liées au rejet de l’étiquette qu’au mépris pur et simple des gens qui se coltinaient encore,( « après tout ce qu’on avait fait pour essayer de les en sortir ? ») des boulots considérés comme limite honteux. Je pense que ce mépris a pu avoir son côté positif, il a stimulé certains précaires, abonnés aux petits boulots ingrats qui, inexistants socialement, se sont découvert une fibre artistique, des talents qu’ils ne se connaissaient pas ou je ne sais quoi d'autre, mais la dèche sans concessions et l’isolement qui pendait au nez de ces nouveaux artistes a trop souvent battu en brèche leurs ambitions toutes fraîches. Une réaction à ce mépris, plus incisive, est apparue, où les appétits de reconnaissance ont débouché sur le chacun pour soi et son univers impitoyable à la Dallas. L’envie plus ou moins importante de promotion dans le cadre du travail, de travailler plus pour gagner plus en estime de soi. Tout l’art périlleux du promotionné est de ne pas basculer à son tour dans le mépris de l'autre après la pseudo réconciliation avec soi-même. Le danger vient, dans l'ensemble, de la division qu’opère ce mépris, même s’il a parfois des résultats à double facettes ; division qui débouche sur le délitement de la solidarité, lequel a provoqué à terme une sorte de régression vers des temps plus durs où les ouvriers n'avaient pas le droit de grève  ; les forces de cohésion évanouies les requins reviennent à la charge.

 

10:16 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

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