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21/02/2011

Avis aux demoiselles

Hier après-midi, j’ai regardé la deuxième version cinématographique de Landru en DVD, (sous l’impulsion philosophique de mon compagnon qui avait grande envie de voir un film à thème). Nous avions déjà vu la première, de Chabrol que nous avions trouvée plutôt réussie. Je n’ai finalement pas regretté cette nouvelle plongée dans l’univers de Landru, trouvant la deuxième version meilleure, en raison de l’interprétation de Timsit dans le rôle de Landru, plus édifiante encore que celle de Charles Denner. Timsit parvient à faire comprendre le processus morbide de l’attirance de ces femmes qui tombent pour certaines (surtout peut-être les bigotes) dans un état proche de la transe sous la fascination de son regard. Elles ont déjà perdu tout discernement, ayant donné à landru tout leur bien sans aucune garantie ou garde-fou quelconque, lorsqu’elles se rendent à la maison de campagne où les crimes ont lieu. Il y avait une deuxième raison à cette préférence : la présence de Catherine Jacob dans le rôle de la prostituée frivole, la seule sans doute à ne pas être tombée sous l’emprise du regard et de la personnalité de Landru, mais sous la poussée d’un épicurisme débordant qui causa sa perte ; Catherine Jacob délivre le spectateur par une sorte d’humour naturel, de l’atmosphère fatalement macabre qui règne autour de Landru ; la lourdeur de la fascination face à sa légèreté papillonnante ne "fait pas le poids", on est rasséréné malgré tout. C’est sans doute afin de rester dans l’ambiance suscitée par le jeu de la comédienne, que le cinéaste zappe cette exécution. C'est un film à développer la fibre philosophique que chacun de nous possède plus ou moins, ainsi que l'humour "à la Cathrine Jacob", espérons-le.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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