30.11.2009

De quoi lire

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20.11.2009

La parole est à Patrick Vast

"Au chômage, Alain Lefage noie son amertume dans l'alcool sans espoir de retrouver du travail. Un soir, il croise un homme aussi paumé que lui. La mort accidentelle de l'inconnu, écrasé par un train, lui fournit l'occasion inespérée de s'en sortir. La police qui a retrouvé ses papiers sur les lieux du drame croit que c'est lui la victime. Grâce à ce quiproquo, il décide de se faire passer pour mort et de toucher l'assurance-vie. Entraînée malgré elle dans cette escroquerie à l'assurance, sa femme est obligée de jouer le rôle de veuve, mais rien ne se passe comme prévu...

 Voilà, le roman est publié. Une histoire darnaque à lassurance qui sort de lordinaire, puisque dans ce cas, pas de préméditation, tout est livré par le hasard. Ensuite, cest lengrenage Un roman que jai voulu sans temps mort, qui se commence et doit se terminer dans la foulée. Parole !"

Pour en savoir plus et commander :

http://www.ravet-anceau.fr/catalogue.asp?idlivre=151

Nedim Gürsel

"... Lui qui lit le français, que pense-t-il de cette traduction des Filles d'Allah ? "En Turquie, répond Gürsel, je suis plutôt considéré comme un styliste. Mais, dans cette version française, les éditeurs ont pris la décision d'adapter le texte pour que les références au Coran soient plus compréhensibles." Vieux tropisme des langues et des nations : toujours réduire l'étrangeté de l'autre."

Article intégral : http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/19/nedim-gur...

16.11.2009

Salon du livre de Bailleul (Nord)

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12.11.2009

Projet de lecture

... "C'est en anglais que, en 1946, l'écrivain juif autrichien Robert Neumann (1897-1975), exilé à Londres, écrivit une première fois Les Enfants de Vienne - un roman-témoignage sur les enfants que les années de guerre, la chute des nazis, la déroute générale du Reich et le naufrage de toutes ses institutions transformèrent en gamins errants, vivant en bandes aléatoires et craintives, hantant les rues et les caves de la capitale autrichienne en pleine débâcle. ..."

Article intégral : http://www.telerama.fr/livres/les-enfants-de-vienne,49250...

16.10.2009

Guattari

"... Dès l’introduction, Guattari nous rappelle que la « crise » (les « crises » multiples que les sociétés capitalistes connaissent sans cesse, et dont celle que nous vivons aujourd’hui n’est que la dernière en date) ne sont pas des fatalités inéluctables, mais les conséquences directes de choix d’ordre économique, soutenus par des stratégies politiques ultralibérales à l’échelle planétaire. On ne cesse ainsi de « prendre l’effet pour la cause » et de justifier des arbitrages politiques par les dures nécessités d’une économie qui échapperait désormais à tout contrôle étatique, en feignant d’oublier que la dérégulation de l’économie et de la finance à l’échelle planétaire n’a été rendue possible que par des choix politiques préalables. Tout est mis en œuvre ainsi pour nous présenter la crise comme « une évidence apodictique » : « Le chômage, la misère s’abattent sur l’humanité comme des fléaux bibliques. Dans ces conditions, on ne peut plus concevoir, à quelques variantes près, qu’une seule politique économique possible en réponse à la seule description concevable de l’économie politique. » (p. 56) ... "

http://www.laviedesidees.fr/Actualite-de-Guattari.html

12.10.2009

Prisoners of Freedom. Human Rights and the African Poor

"… Un fil rouge lie la question de l’activisme des droits de l’Homme par rapport à l’utilité du chichewa : « where will you go with it ? » ; le « lorry boy » Yamikani Chikondi et les parents de Chinsapo qui demandent à leurs enfants de fuir les étrangers (p. 180). Des vies désemparées si bien représentées par le titre de l’un des paragraphes du deuxième chapitre, memento de la dérangeante humanité de ces oubliés des droits de l’Homme : « Poor Translations for Poor People ». L’auteur d’un tel titre mérite attention."

http://etudesafricaines.revues.org/index14061.html

29.09.2009

Le livre de la semaine

Le bouquin que je lis ces jours-ci est l’œuvre du jeune auteur Franck Ferric, qui a déjà publié des nouvelles dans diverses revues consacrées à la littérature fantastique, fantasy, de science fiction. Les pays, sous l’effet conjugué de la pollution et de politiques engendrant d’innombrables guerres, ont implosé ; restent les Cités-État plantées au milieu de zones désertiques et passablement ensablées. Celles-ci, diversement gouvernées, après avoir longtemps guerroyé les unes contre les autres,  s’occupent à autre chose. Plus activement de politique intérieure en ce qui concerne la Cité appelée Salina. Son redressement économique s’opérant au détriment des plus pauvres, génère des turbulences dans lesquelles Raul va se faire prendre. Heureusement il y a son frère Mathian qui n’hésite pas à déserter pour voler à son secours, accompagné de Blaine un vieux baroudeur. À partir de là, nous sommes embarqués dans un Road - Movie à travers le reg. Le livre s’intitule La loi du Désert, aux Éditions du Riez.

[Les machines] occupent au travail et au gain le temps dont l'homme aurait besoin pour se préparer à vivre (Michelet, Journal, 1834, p.152).

10.09.2009

Une enquête du détective Francis

Extrait du livre "Chien méchant" de Akif Pirinçci

D’après la post-face du livre, édité aux Éditions Belfond, les romans félins de l’auteur ont conquis de très nombreux lecteurs de par le monde. Les personnages principaux de ce bouquin sont donc des félins et des canidés. Un meurtre particulièrement sadique a été commis dans leur communauté. Barbe-Bleue, un brave chat de quartier, demande l’aide de Francis, le chat détective, pour résoudre l’énigme. Quant à pacifier les esprits complètement chamboulés face à l’horreur de ce crime qui pourrait faire partie d’une série d’autres "chaticides" de cet acabit, c'est une autre paire de manches !

L'extrait :

« L’Œil de Barbe-Bleue, à son âge avancé, semblait ne plus remplir son office qu’à grand peine ; ou peut-être n’interprétait-il la réalité qu’en fonction de ses préjugés. Lesquels exigeaient que seuls les autres soient responsables des meurtres. Et pourtant, je ne parvenais pas à blâmer tout de go ses facultés de jugement, étant moi-même dans la plus grande incertitude quant à la chose observée. Le cadavre — certes en plus petit — flottait devant mes yeux comme une baleine harponnée ne pouvant témoigner des exactions barbares commises à son encontre qu’en exposant sans ménagements ses flancs meurtris. Je pus, malgré l’épaisseur du pelage, faire quelques constatations intéressantes : tant par le diamètre des perforations que par la distance les séparant (l’écart entre les canines, donc), les nombreuses morsures, accumulées surtout dans la région de la nuque, donnaient en effet à penser que seules des créatures dotées d’une morphologie plus puissante que celle de mes semblables pouvaient entrer en ligne de compte. Mais 1. ces incisions n’étaient pas d’une taille si exceptionnelles qu’elles dussent obligatoirement désigner un clébard comme coupable ; et 2. grâce à une habile sélection et à une diète irréprochable, quelques-uns de mes congénères avaient acquis une carrure imposante et arboraient maintenant des dentures dignes de respect. En outre — mais peut-être était-ce pure imagination de ma part ? —, les plaies avaient quelque chose, comment dirai-je ? d'impeccable, oui, quelque chose de propre. Un peu comme si elles avaient été l’œuvre d’un artiste, qui, en dépit du stress et des impondérables liés à tout meurtre, aurait mis un point d’honneur à infliger à sa victime des blessures aux contours aussi nets que dans une bande dessinée. Car lorsque les prédateurs que nous et les clébards étions encore malgré notre domestication se lançaient dans la morsure, le résultat ressemblait rarement au monogramme laissé par un vampire au cou d’une belle jeune fille. Autour des incisions apparaissaient d’affreuses déchirures, et les victimes ne s’en tiraient jamais sans quelques égratignures ou quelques déchirements de peau.

Je contemplais pensivement la mare sanglante, où semblait se répandre un filet de peinture rouge issu de je ne sais quelle source invisible. Ce faisant, je constatai en silence que mes déductions ô combien futées m’emplissaient comme à l’accoutumée d’un sentiment d’autosatisfaction professionnelle. Et c’est avec d’autant plus de stupeur que je m’aperçus soudain que des gouttes tombaient dans cette eau souillée, déclenchant à la surface de drôles de petites ondes circulaires, et que ces gouttes n’étaient rien d’autres que mes chaudes larmes. Aussi, je relevai la tête et fixai la dépouille.

C’était Roxy.

...

Et il en fut ainsi pour moi après la découverte du corps de Roxy. Quelque chose de sinistre s’abattit sur moi, qui malgré le soleil précipita mon cœur dans les ténèbres les plus profondes. Pourtant, je suivis Barbe-Bleue en direction du rendez-vous avec le même enthousiasme que si cette découverte m’avait rechargé les accus de mille volts. La raison ? Il me fallait des coupables pour cette monstrueuse barbarie. Et, en dépit de mes subtiles réserves, je m’étais sincèrement rangé à l’avis de Barbe-Bleue, et je savais qui étaient les assassins : les autres !

... 

Notre grandiose leader était flanqué de Petit Max et de Titus. L’un et l’autre de froids opportunistes, qui par intérêt auraient instantanément abjuré la foi catholique pour se convertir au chamanisme. Deux bâtards des rues, auxquels un pelage aventureusement tacheté et un visage étrangement pointu donnaient à la fois un air de rapaces et la mine de mandarins sournois. Tous trois se tenaient en première ligne et faisaient des efforts surfélins pour paraître au moins aussi imposants que la garde prétorienne de César.

 "Ma foi, maintenant que notre ingénieux ami nous fait enfin l’honneur de sa présence, j’ai bon espoir que les auteurs de ces atrocités se feront pincer en un clin d’oeil", dit hypocritement Moïse pour calmer l’auditoire. Ce qu’un esprit non embrumé eût pu traduire par : "Vous allez voir, bande d’abrutis : même ce gros démerdard n’arrivera pas à éclaircir l’affaire, et en fin de compte nous pourrons nous sauter mutuellement à la gorge !" Sa formule compassée, "enfin l’honneur de sa présence", était une flèche à mon intention. Car j’étais bien le seul, dans le quartier, à avoir refusé jusqu’ici d’apporter de l’eau au moulin infernal des suspicions et des accusations réciproques, et d’entonner la chanson du chauvinisme génétique. Moïse était un vieux malin rompu à toutes les ficelles, un enjôleur démoniaque sachant jouer en virtuose de l’âme de ses fidèles. Mais ce qui me fichait peu à peu une dizaine d’ulcères à l’estomac, c’était le fait que, depuis la découverte du corps déchiqueté de Roxy, j’adhérais à son orientation. Où allions -nous !" 

08.09.2009

Foucault

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