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13/11/2008

Juste regard

Critique qui me donne envie de voir le film :

« On savait, bien entendu, que l'auteur d'Où est la maison de mon ami ? (1987) avait forgé son identité cinématographique en s'intéressant aux personnages d'enfants et en travaillant pour le compte de l'Institut pour le développement des enfants et des jeunes adultes. Expérience, réalisé en 1973, permet désormais de se faire une idée plus précise de ce terreau originel. Le film est un récit d'éducation lacunaire dont le héros est un jeune adolescent, employé à tout faire dans un modeste studio de photos. Travaillé par la question universelle qui préoccupe les adolescents, il passe son temps à rêver de la chose et à se faire rosser par son patron en raison de sa distraction. Une des grandes vertus du film consiste toutefois à évoquer davantage que les tourments du désir. La peinture pudique de cette obsession est aussi une affaire qui touche au droit à la dignité et au rêve d'un jeune homme pauvre de la grande ville. »

Le Monde

08:27 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2008

Europe de la paix

 Pour finir : un lâcher de ballons aux couleurs de l'Europe.

07:45 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

Cassandre

« C’est cette question que nous avons choisi de mettre en exergue à ce qui donne sens à la traversée que nous avons faite, (faisons et ferons) à l’intérieur de cette didascalie :

Une tentative - de - dire - avant - le - spectacle Comment, sur une aire de jeu, détourner dans cette maison de l’Arbre, encore vide, les trains menant au spectaculaire et au marchand ? Transformer les rails de la déportation en lignes de vie ? Accueillir la symétrie de deux forêts : la forêt de la Berbeyrolle et celle de Brocéliande, la forêt du maquis et celle du mythe ? Jean Cavaillès, retrouvé sous l’épitaphe d’Inconnu n°5, n’est-il présent que parce que nous le convoquons ? Et qu’est ce que ce NOUS qui éclate dès la première page ?

Au départ, un tout petit groupe que la lente découverte de ces questions et de ce texte a rendu complice. Mais ici ? aujourd’hui ? dans ce texte ? dans ce théâtre vide mais qui va se remplir ? Les points d’interrogations sont-ils portés par les pigeons qui, du haut du toit, nous interpellent ?

Comment, sur une aire de jeu, à main nues aujourd’hui, dans l’asphyxie qui nous cerne, partager et rendre fertiles ces questions et ces complicités ? A tous les temps ? En multiplier les formes nomades ? Étrangement dans le dictionnaire, on trouve aire de battage, aire d’atterrissage, aire de l’aigle... Pas trace d’aire de jeu... Va pour aire de battage - puisqu’ici il est, aussi, question de semer... »

 Cassandre

07:24 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)