Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/04/2008

Le traité de Lisbonne

"La France vient de ratifier le traité de Lisbonne, frère jumeau du Traité constitutionnel européen (TCE) rejeté par une majorité de Français et de Néerlandais. Il en sera probablement de même dans les autres États membres, même si les citoyens irlandais, qui seront les seuls à voter par référendum, peuvent encore mettre un grain de sable dans le processus. Évidemment, la pilule est difficile à avaler pour tous ceux qui se sont exprimés et mobilisés contre l’Europe néolibérale. Mais la rédaction et l’adoption de ce traité à la va-vite et en catimini par les gouvernements et sa ratification par voie parlementaire le privent de toute légitimité pour les citoyens européens. Il n’empêchera donc aucunement la poursuite des luttes contre l’Europe néolibérale. Ces mobilisations, qui ont permis le rejet du TCE en 2005, l’abandon de la directive portuaire, ou encore vidé d’une grande partie de son contenu la directive Bolkestein, sont loin d’être terminées. Mais pour passer à la suite, encore faut-il tirer les leçons du passé." ICI

14:39 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2008

Lecture

Une fois passé le cap de « l’étrange fête du domaine perdu », j’ai trouvé Le Grand Meaulnes de nouveau captivant à lire.

François semble maîtriser mieux que les autres ses émotions : il partage les soucis des amoureux, essaie de les aider en toute loyauté. Ce en quoi il est l’exact contraire de Frantz de Galais, le troisième protagoniste, dont l’égoïsme n’a pas de limite quand il s’agit de retrouver sa fiancée. Le dévouement de François pour Meaulnes se nourrit de la reconnaissance qu'il éprouve envers celui qu'il considère comme le frère tant attendu. Meaulnes l’aide à se construire en lui confiant certaines expériences,  (en différé et par écrit pour les plus difficiles). La complémentarité des deux jeunes hommes est rafraîchissante. Je relirai souvent Le grand Meaulnes.

 

 

22:08 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

16/04/2008

Perception

Un Arlequin se trouve à la fête du Domaine perdu dans le roman d'Alain-Fournier, comparse toujours intrigant dans le carrousel des salles de réception. Le grand Meaulnes va l’éviter, alors qu’il recherchera la présence de Pierrot, lui courant même après dans les corridors de la grande maison. Il n’en fallait pas moins finalement pour attirer mon attention sur Arlequin et supputer celui du Grand Meaulnes. À quoi l’a-t-il renvoyé ? Que se cache-t-il dans le silence de cette brève apparition ?

La « mise en pièces du costume » peut évoquer la précarité d’un bric-à-brac qui ne tient qu’à un fil ; la disparité des couleurs, le refus de choisir. Refus qui peut être engendré par l’incompréhension de certains évènements ou choses perçues comme insolites, ce genres de choses bizarres qui justement arrivent au Grand Meaulnes depuis quelques jours à ce moment là.

Arlequin a du courage, il en faut pour faire le pitre après tout, mais l’indécision des couleurs du costume reflète celle du personnage jusqu’à en faire un parangon de la bêtise aux yeux de beaucoup. Du Grand Meaulnes probablement aussi, qui ne sait plus très bien où il en est, ni même ce qu’il fait là et a donc plutôt besoin d'autres symboles...la lune, les étoiles, et un Pierrot éclaireur font mieux l'affaire. Malgré sa tête enfarinée Pierrot est nettement plus rassurant ; si son accoutrement en noir et blanc n’est pas gai, il lui donne du moins, une certaine allure, une contenance dans la peine, témoigne d’une sobriété qui le rend consolable malgré son air penaud.

La perception du personnage d'Arlequin a évolué depuis le temps, aujourd’hui il incarnerait bien les conséquences de la désinformation.

 

16:37 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)