08/12/2007
Marie Hélène Poitras
La jubilation de la narration
MARIE HÉLÈNE POITRAS Le grand thème du livre est la recherche de la grâce et de la pureté, et la désillusion, le désenchantement. Ces thématiques vont ensemble. C'est aussi un livre qui est très près de l'adolescence. A mes yeux, le passage à l'âge adulte est l'un des plus grands désenchantements. D'autre part, l'omniprésence des animaux a pour moi une fonction symbolique. Le cheval renforce la thématique du désir de liberté, de fuite. Emprisonné dans un petit espace, il ne peut pas canaliser son énergie. Les petits animaux viennent souvent appuyer par des images l'idée de la pureté bafouée. L'opposition entre nature et culture est aussi très présente. Ce que la culture fait de la nature, c'est souvent quelque chose qui me désenchante. Ce n'est pas un livre sur la défense des animaux, mais plutôt sur la pureté corrompue.
Dans l'une de vos nouvelles, Fées et princesses, une jeune femme parle de l'amour d'une façon extrêmement désabusée. Qu'est-ce qui vous a inspiré ce personnage ?
Cette nouvelle semble beaucoup toucher les gens de mon âge. En y réfléchissant, je me dis que nous sommes la première génération dont les parents ont autant divorcé. Notre génération a très peur de souffrir. Personne ne voudrait divorcer, parce que beaucoup d'entre nous ont vécu le contrecoup de la séparation de nos parents. Nous avons une approche de l'amour à long terme très différente de celle de nos parents. Le désir nous obsède, comme si nous avions vraiment peur d'être esclaves du désir. Nous voudrions sortir de nos relations dès que le désir s'étiole. On dirait que les gens ont de la difficulté à se mettre en couple à long terme.
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07/12/2007
La peinture
Art et reflets d’âme au gré des pérégrinations de l’Histoire. La grande si elle se répète interpelle chaque homme différemment. Les artistes en témoignent avec leur vision du réel à fleur de toile, liée aux évènements, grands ou petits de leur époque. Ouverture sur le monde et intériorité vont nécessairement de pair et s’explicitent en peinture.
Je vous propose aujourd’hui la lecture de cet article de Wikipédia.
10:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le conformisme
"La consanguinité du cinéma et de la publicité remonte au film réalisé par les frères Lumière pour un champagne, en 1904. De nombreux réalisateurs se sont prêtés à l’exercice du spot publicitaire sans avoir le sentiment de se renier. Cependant, l’idéologie de la consommation, son univers aseptisé, manipulateur et mensonger, sa façon de plier à sa logique toutes les activités humaines, de détruire le caractère propre des villes comme de leurs abords pour les saturer d’enseignes clinquantes et interchangeables, font naître une certaine exaspération. La portée des critiques est atténuée par les médias, qui dépendent de leurs annonceurs, et par les pouvoirs publics, plus empressés à défendre les intérêts des industriels que ceux de leurs administrés. Cette contestation oblige néanmoins le système à ruser pour tenter de la contenir et de la récupérer"
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07:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)


