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17/05/2013

ou comment survient l'inceste

"Perrine Le Querrec émet cependant l'hypothèse dans son texte à la tonalité plus poétique qu'analytique que le fils Jeannot en gravant son plancher de son imprécation contre l'Eglise s'élevait en réalité contre ce père dictatorial et violent, dans un testament au ton certes paranoïaque mais révolté en même temps, car en ravageant le bois de la ferme, Jeannot s'attaquait à la matière même de l'entreprise qu'avait fait prospérer son père. Et tentait de s'évader enfin de cette famille asphyxiante, hélas, par la mort seule.

Elle publie à cette occasion un texte puissant qui par sa dimension visionnarisée², quoiqu'étayée certainement en sous-main par une documentation véridique, permet au lecteur d'approcher au plus près de la réalité des trois membres de la tragédie familiale finale, la mère Joséphine, le fils Jeannot et la fille Paule."

Intégral : http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/

08:09 Publié dans Lecture, Site | Lien permanent | Commentaires (0)

Trou de mémoire

Je ne connais pas le titre du film que je n’ai vu qu’à moitié ce soir, m’étant profondément endormie dans le canapé vers 19 heures, je me suis réveillée un peu avant la scène des couinements de cochon, si bien réveillée qu’il ne me restait plus qu’à prendre le film en cours. C’était facile de comprendre qu’il s’agissait d’un jeune couple de français qui avait adopté au temps de la guerre d’Algérie un enfant arabe. Tout se passait plutôt bien malgré quelques heurts dans le couple, que l’enfant savait relativiser, il avait adopté en quelque sorte ses protecteurs. Le film ronronna jusqu’à la scène du bistrot où le personnage de Depardieu insulte un jeune prolo en tant que bourreau potentiel de ceux qui se battaient pour l‘indépendance de l’Algérie. Là j’ai eu soudain comme une envie d’ailleurs mais peine perdue, mon compagnon était absorbé par le film. Quelle chienlit la guerre ! Quelle tristesse que ces jeunes prolos déboussolés, et les non prolos aussi d'ailleurs,  envoyés abruptement à la guerre. Seront-ils, parmi tant d'autres, les éternels cocus de l’histoire ceux qui ne se comportèrent pas en sadique ? Ceux qui  y sont souvent allés par la force des choses, n’espérant rien d’autre que de rentrer vivants, comme cela se produit souvent en ces circonstances. Chose élémentaire mais si souvent éludée,  il ne s'agit pourtant pas d'une pièce de Molière.

00:15 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)