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20/03/2013

dialogue

Certes la violence est signe de disfonctionnement d’une société. Un individu n’est jamais seul, il subit de nombreuses influences, vit dans des conditions qui, si elles sont très mauvaises sont déterminantes : à partir d’un bidonville on peut difficilement étudier, tout au plus, si le physique n’a pas trop morflé, une malheureuse trieuse de déchets peut-elle rêver de se faire repérer par un photographe occidental qui passerait par là ; la chose s’est déjà produite, l’homme a orienté l’élue de son goût pour la beauté vers le mannequinat, laissant les moches ou les moins beaux (à son sens) sur le tas d‘ordure (encore un peu plus de violence pour les doublement laissés pour compte.) Si la dame qui en réchappa a oublié ses compagnons d’infortune, tous des proches par la force des choses, ce conte de fée ne le dit pas. Soit dit en passant, il y a souvent un peu de cynisme sous-jacent dans les contes de fées, les méchants par exemple, on ne sait jamais la raison de leur état, ce qui en fait de parfaites têtes de turc pour le narrateur qui a beau jeu de distribuer les rôles selon ses propres conceptions de la justice. Comment s’étonner du surgissement à un moment ou un autre de la violence, dans de tels contextes ?  "On ne peut pas tout imputer à la société" me dira-t-on, n’est-ce pas se défausser à bon compte ? À mon avis il faut considérer notre propre responsabilité face à l’état où se trouve "l'autre", ou chercher un possible champ d’action pour améliorer les choses avant d’incriminer quiconque en particulier. Les adultes qui le peuvent doivent suivre un minimum le parcours des individus plus jeunes et cela va de soi, avec bienveillance et sans voyeurisme pour pouvoir les comprendre avant de les juger. Pour ne pas parler d’actualité trop brûlante, je prens un exemple dans le passé : qu’est-ce qui a fabriqué un Drumont ou un Sade ? Sade qui évoluait dans un milieu très privilégié n’avait besoin d’aucune aide pécuniaire, et pourtant il était un féru de guerre, il la voyait comme le terrain d’épanouissement le plus abouti pour tout homme digne de ce nom. Autre exemple de gens en grande déroute "pris dans le passé" avec Gilles de Rais. Pourquoi après la guerre de cent ans, trouva-t-on plusieurs tueurs en série du même acabit que lui ? Qu'en est-il des interactions néfastes qui les ont fait en arriver à ce degré d’abrutissement criminel ? Un constat : les pauvres peuvent  se trouver dans les milieux aisés et vice versa. Qu’est-ce que la vraie pauvreté ? Pour moi c’est la sécheresse, celle du cœur en effet, mais on ne naît pas avec un coeur sec. 

06:35 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

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