Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/01/2012

La lecture d'hier soir

Comme tout le monde j’avais beaucoup entendu parler de Francis Scott Fitzgerald. Je l’avais lu un jour en diagonale et n’insistai pas. Me revoilà il y a peu en présence des ouvrages de cet auteur, sortant incidemment d'un rayon Tales of the Jazz Age, version bilingue. Re-lecture en diagonale sans aller plus loin. Enfin, hier soir en lisant une des nouvelles de cet auteur The Jelly-Bean à l’ami Pat, en français vu  notre vocabulaire anglais pas encore assez fourni, je m’aperçois, il n’est pas trop tôt, que j’ai effectivement affaire à un grand. Pour résumer mon impression après lecture de deux nouvelles que l’ami Patrick a écoutées avec intérêt, je trouve qu’il y a parfois du Nathalie Sarraute dans Fitzgerald malgré leur style très différent, en ce qu'ils captent tous les deux les fêlures de leurs personnages principaux, adultes mais en leur for intérieur enfants un peu perdus, avec pudeur et tendresse.  Cela dit, Fitzgerald qui a forcément ses petites fêlures personnelles, s’intéresse prioritairement au sud des États-Unis, avec un petit a priori contre le nord mais il faut replacer tout cela dans son contexte. À nous une découverte plus ample de cet auteur.

11:11 Publié dans Lecture, Note | Lien permanent | Commentaires (0)

07/01/2012

Histoire de France

Des échos à propos de Jeanne D'Arc dans les medias, qui "appartiendrait" à tous les français ; on a un peu de mal à restituer une dimension humaine à l'héroïne d'une histoire aussi épique, on ne voit que le prestige des événements dont elle est auréolée, le fantasme n'a même pas besoin de faire le reste. Jeanne d'Arc se serait-elle évadée,je pense qu'il y aurait quand même un mythe de Jeanne sur le bûcher. De ce fait, par esprit de contradiction, je me permets d'imaginer un autre "scénario". Admettons qu'elle ait pu se  sauver, qu'en réalité seule une bûche ait brûlé, réchauffant la face sadique de spectateurs perdus dans la contemplation d'une exécution illusoire. La méchante supposée, super woman  en négatif, à qui d'aucuns avaient demandé la lune auparavant, aurait pris la poudre d'escampette. Parce qu'elle est quand même un peu fort de café cette histoire de France.

00:24 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)

05/01/2012

Libre pensée

 Une jeune fille de douze ans se suicide à Lens ; tout indique qu'elle na pas supporté la perspective du retour au lycée après les vacances de Noël.

Lécole a toujours été un lieu de tensions larvées ou sublimées parce quil ny a pas dapprentissage de groupe sans que cela implique un climat, plus ou moins palpable, de compétition, avec en arrière fond les interrogations, éludées souvent, quant à ce quil adviendra des personnes qui feront faux bond d’une manière ou d’une autre au système scolaire, reflet de notre société. Lesprit de fraternité est déjà parfois mis à rude épreuve au sein de la famille même ; il y en a de solides où lon ne condamne pas le frère ou la sœur considéré(e) comme éventuellement plus faible que les autres sur le plan du caractère ou des performances scolaires, on lui trouve donc une parade s'il le faut, un talisman contre la pression sociale latente, car il se pourrait dit-on que ce se soit celui ou celle à qui incombe la "mauvaise étoile", laquelle permettra quand même de garder sauve l’affection portée au frère ou à la sœur concerné(e). Dans ce genre de famille, on se montrera presque reconnaissant envers celui ou celle qui a du même coup débarrassé les autres d’une calamité qui aurait pu leur tomber dessus. Jai vu cela se produire au sein dun vrai clan, comme on dit. Dautres foyers sont déjà le prélude de ce qui se développera à lécole. La faute à pas de chance, et aussi parfois à la rivalité qui règne dans l’espace un peu étouffant de la sécheresse affective ; où l’on peut éventuellement assister à force d'observation, à une course des membres de la malheureuse fratrie pour décrocher le pompon que constitue une affection parentale assez pingre. C’est pire quand une hostilité se fait sentir, de la part de parents perturbés, à l’encontre d’un des enfants. Trop contents de ne pas en être l’objet les autres risquent de se dénaturer à leur tour, tout dépend du degré de conscience, et de finir par faire groupe contre l‘infortuné cest je pense un des scénarios plausibles de l’enclenchement du processus du bouc émissaire.Ici, pas de mauvaise étoile inventée pour parer le coup, le chat de la maison naurait pas même eu besoin de prendre la fuite s’il ne l’avait déjà fait en raison de sa sensibilité de climatologue.

Qui sont ces caïds que de potentiels boucs émissaires craignent tant à l’école ? L’école, ce terrain de vie déjà non dépourvu de tensions à la base, où il est possible de compenser ou de reproduire les clivages vécus à la maison.

Vigilance, tolérance et respect ; chacun se sentant mieux dans sa peau on pourra éviter le drame du suicide des victimes de "caïds", quelles que soient leur appartenance sociale ou autre. Ces victimes doivent être repérées et protégées jusqu'à ne plus en être, pour ne pas  succomber au désespoir.

09:35 Publié dans Note | Lien permanent | Commentaires (0)