01/12/2009
Le statut de la preuve et les différents types de preuves pour un naturaliste ?
..."On n’observe pas non plus sans être conscient du caractère contingent des conditions de l’observation : le résultat de l’observation dépend de ce que l’on cherche à observer et de qui observe… Prenons deux exemples triviaux : un élève n’observe pas ce qu’observe son professeur ! Un “simple voyageur” n’observe pas ce qu’observe un voyageur naturaliste marchant à ses côtés… Est-il possible d’ailleurs à ce voyageur naturaliste de redevenir simple spectateur ? Même face à la nouveauté, à l’exotique, à l’incroyable, celui-ci n’est-il pas condamné – le terme est fort mais il montre une forme de limite à la découverte – à voir ce qu’il cherche ? Comment dans ce cas imaginer ou prétendre que le voyage peut modifier les interprétations ou les représentations du voyageur ? Comment dans ce cas prétendre que Darwin – par exemple – ait pu réellement découvrir quelque chose de nouveau en voyageant sur le Beagle ? N’a-t-il finalement que découvert des arguments pour des idées qu’il avait a priori et qui manquaient peut-être de supports – de données – pour devenir cohérentes, descriptibles, “racontables” ou intelligibles ? Et alors, à quoi sert le voyage ? Peut-être d’abord à raconter : en écrivant (en décrivant), le voyageur met en récit ses sensations, ses perceptions, ses “découvertes” et les données qu’il a accumulées. Ce récit doit d’abord lui plaire, le convaincre, le “mettre en scène” avant de convaincre les autres…" ...
Le site : http://viaticus.hypotheses.org/44
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Ray Bradbury
... "Il faut ainsi remarquer que «la longue, plaintive et grondeuse rumeur» est dans le roman de Bradbury celle d'une disparition dramatique (6), puisque les livres sont systématiquement détruits, qui pourtant accomplit, mystérieusement, la destinée de tout grand livre, qui est de survivre, vivre dans l'esprit et la chair des hommes : cette destinée commande peut-être la disparition physique des ouvrages pour qu'ils renaissent dans les très fragiles consciences individuelles et accèdent ainsi à l'étrange immortalité que la tradition orale confère, comme l'illustre Herbert Régis dans un livre peu connu, paru en 1939, L'Éclipse." ...
Le site : http://stalker.hautetfort.com/archive/2009/01/04/fahrenhe...
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