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14/02/2008

Décryptage

Très instructif cet article trouvé sur le site Nonfiction, au fil de la critique vous y trouverez des éclairages nouveaux sur la politique aux Etats-Unis. L'auteur du livre  y  remettrait même en question l’ironie d’un cliché comme ♫ « l’État providence ». Un extrait :

« Le livre est tout à fait passionnant quand il entre dans les racines de la période actuelle, détaillant la construction du conservatisme radical. Celui-ci s’appuie à la fois sur les frustrations des plus riches, qui financent de nombreux think-tanks chargés de rétablir une "bonne pensée" économique, et sur une "morale" religieuse et sociale, souvent liée au racisme. Le conservatisme naît de l’alliance étonnante du Sud blanc et pauvre et des classes les plus aisées, avec une hostilité commune contre un État-providence que les néoconservateurs présentent comme profitant aux fainéants, et implicitement, aux Noirs (Krugman analyse longuement la campagne de 1980 de Reagan, qui démarre par un discours à Philadelphie dans le Mississipi et en montre tout l’implicite et le symbolisme racistes). Alors que le parti démocrate, de Roosevelt à Kennedy, était parvenu à fidéliser le vote Noir, la radicalisation républicaine reposait principalement sur la frustration et le ressentiment de la classe moyenne blanche. Là encore, selon Krugman, la logique est imparable : attaque contre l’État-providence, augmentation des inégalités, domination politique de l’argent, réduction du pouvoir syndical »

et le lien

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