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14/07/2007

Blutch

ab6f3d494841db30ae54e534d6855ab1.jpgBonjour,

J’ai eu l’opportunité ce matin de prendre l’ordinateur, me revoici donc sur le blog plus tôt que prévu, avec cet extrait d’un article sur l’auteur de BD, Blutch, que je vous propose de lire :

« Si un lecteur t’a reproché d’être hermétique, c’est peut-être un défaut de curiosité de sa part. La bande dessinée, contrairement au cinéma ou à la musique, reste un domaine très conservateur. Le problème de la bande dessinée, c’est qu’elle n’a pas de légitimité culturelle, parce qu’elle n’a jamais eu sa place ni dans les journaux culturels ni dans le monde de la pensée contrairement aux autres Arts. Même si l’occasion lui en a été offerte dans les années 70, les années 80 ont vite fait de définitivement et désespérément niveler l'ensemble vers le tout commercial. C’est à dire que c’est un secteur fait pour faire du fric. C’est dommage, parce qu’aucune pensée ne s’est jamais développée autour de la bande dessinée. Pourtant c’est un moyen d’expression formidable. Je pense qu’il y a des choses à faire, mais je ne sais pas si c’est possible de les faire étant donné qu’il n’y a pas tellement d’endroits pour cela - je parle notamment au niveau des maisons d’édition. Sans penser à mal et sincèrement, c’est pourtant bien d’essayer. Sans snobisme , sans élitisme : juste essayer, aller plus loin. Le début des années 90 a vu l’émergence d’une nouvelle génération de dessinateurs issus d’une culture provenant des années 70 : Charlie, Métal Hurlant... Mais ces gens dont je fais partie ne se reconnaissent pas de parents. Tous ceux qui ont fait avancer la bande dessinée à un moment, je leur en veux un peu, parce qu’ils ont démissionné en cours de chemin. »

Vous trouverez cet article en intégralité en cliquant ici.

Ensuite si cela vous dit d’écouter de la bonne musique, cliquez là.

 

13/07/2007

Coolitude, bis

fc356c9df3e18edb776d77efd8ec9367.jpgBonjour

Ne vous avais-je pas dit que nous reparlerions de Khal TORABULLY ? Bonne lecture et à lundi, amis de ce blog ! (source : Wikipédia)

Cale d'étoiles, Coolitude

(extraits)

Coolitude pour poser la première pierre de ma mémoire de toute mémoire, ma langue de toutes les langues, ma part d'inconnu que de nombreux corps et de nombreuses histoires ont souvent déposée dans mes gènes et mes îles.

À me demander si je fais partie d'une race de malaxeurs d'épices et de parfums, de soies et d'ors, de pigments de peaux et de mots.

Coolitude, mon roulis-coolie, chant d'un enracinement autant que chant d'un déracinement dans une terre faite d'autres poussières, rencontre nécessaire où l'indien apporte son cuivre millénaire au chant du monde.

Pour dire nos voyages, nos rencontres et nos métissages incessants ; voici mon chant d'exil et de bonheur : avant d'être homme nouveau, je suis homme en devenir.

* * *


Coolitude non seulement pour la mémoire... mais aussi pour ces valeurs d'hommes que l'île a échafaudées à la rencontre des fils d'Afrique de l'Inde de Chine et de l'Occident.

Pour moi, la seule patrie rêvée est celle de la grande fraternité... de la réconciliation.

Coolitude : parce que je suis créole de mon cordage, indien de mon mât, européen de la vergue, je suis mauricien de ma quête et français de mon exil. Je ne serai toujours ailleurs qu'en moi-même parce que je ne peux qu'imaginer ma terre natale...

Est-ce pour cela que ma vraie langue maternelle est la poésie ?

Cale d'étoiles, Coolitude, par Khal Torabully, a été publié pour la première fois aux Azalées Éditions à Sainte-Marie (île de La Réunion) en 1992. Ces extraits sont reproduits sur « île en île » avec la permission de l'auteur.

© 1992 Azalées

 

12:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

12/07/2007

La voix du coeur

efc701511d9558bb93bbba2278d7758d.jpgLa voix du cœur

J’ai marché ce matin, là où je pouvais sentir la terre sous mes pieds : ses bosses, ses cailloux, ses touffes d’herbe, autant de petits massages à travers les semelles ; sentir les frissons de la peau sous l’effet du vent.

Ensuite, je me suis assise. De mon point de mire je voyais, derrière une rangée d’arbres, un paysage s’éloigner en paliers successifs étagés jusqu'à l’horizon.

J’écoute un instant ce qui se passe à l’endroit même où je suis installée, comme si je le plaçais en écoutille : un bruissement de feuilles s’amplifie ou s’atténue au gré du vent. 

À quelques mètres, les ondoiements rapides de l’eau du canal d‘Aires, elle semble filer à toute vitesse vers l’Ouest. La rive, un peu plus haut, cache le chemin du halage, d’où je vois de profil le buste d’un promeneur qui marche nez au vent.

Des arbres émergeant du talus, on n’aperçoit que les feuillages en touffes plus ou moins aérées, qui se découpent aux trois-quarts sur fond de champs verts et jaunes, le reste sur fond de ciel. En plus petit, d’autres arbres hérissent la ligne d’horizon.

Sur ma droite, un toit de maison se dessine en A oblique ; de son sommet une courte ligne de fuite vers l'horizon et le rouge des tuiles dessous. À gauche, l’église de Hinges se profile comme une grosse horloge à clocher, et quatre cadrans. D’ici j’en distingue deux.

De l’heure je n’ai aucune idée pourtant, l’église est trop loin.

Le tic-tac régulier du cœur me dit que marcher c’est du bon temps pour lui.

À demain, amis du blog.

14:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)