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02/07/2007

Réflexion sur le poème

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« Je me fous de vos mirages ». Voilà une façon parmi d‘autres de s‘émanciper, entre autres d’une multitude de références auxquelles l’auteur n’a probablement jamais adhéré, mais qui ont voulu s’imposer à lui, lourdement à en entendre sa colère. C’est peut-être bien aussi un peu de frustration qui la provoque, l’idée du mirage suppose qu’on y a cru le temps de réaliser que c’était faux, on s’est laissé trompé, on s’est mis à désirer des choses sans se demander d’où ça nous venait ces désirs-là. n’est-ce pas le lot de chacun de nous avant le gros désir qui s’ensuit de faire table rase ? Encore le désir comme le montre si bien Ponge, celui d’être soi, de ne plus subir, quelle libération !

 

TEMOIGNAGE

Un corps a été mis au monde et maintenu pendant
trente-cinq années dont j'ignore à peu près tout, pré-
sent sans cesse à désirer une pensée que mon devoir
serait de conduire au jour.

Ainsi, à l'épaisseur des choses ne s'oppose qu'une
exigence d'esprit, qui chaque jour rend les paroles plus
coûteuses et plus urgent leur besoin.

N'importe. L'activité qui en résulte est la seule où
soient mises en jeu toutes les qualités de cette construction prodigieuse, la personne, à partir de quoi tout
a été remis en question et qui semble avoir tant de
mal à accepter franchement son existence
1933

(Francis Ponge, Le parti pris des choses, nrf , Gallimard page 114)

 

18:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

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