Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/08/2013

Littérature Russe et Slave - Gorki

"Nous nous sentions à l’étroit et nous étouffions à vivre dans une boîte en pierre, sous un plafond bas et lourd, chargé de suie et de toiles d’araignée. Nous nous sentions oppressés et angoissés, entre les murs épais, tout ornés de taches de boue et de moisissure... Nous nous levions à cinq heures du matin, sans avoir eu le temps de dormir notre content, et — mornes, indifférents, — à six heures nous nous mettions à une table pour faire les craquelins avec la pâte que nos camarades avaient préparée pendant que nous dormions encore. Et toute la journée jusqu’à dix heures du soir, les uns restaient à la table, roulaient avec les mains la pâte élastique et se balançaient légèrement pour ne pas s’engourdir, tandis que les autres pétrissaient la farine avec l’eau. Et toute la journée, ronronnait, d’un ton rêveur et mélancolique, l’eau qui bouillait dans la marmite, où cuisaient les craquelins ; la pelle du brigadier faisait un bruit de frottement irrité et rapide sur le bas du four, jetait les morceaux glissants de pâte cuite sur la brique chauffée. Du matin au soir le bois brûlait d’un côté du four, et le reflet rouge de la flamme tremblotait sur le mur de l’atelier, comme si, tacitement, il se moquait de nous. L’énorme four semblait la tête difforme d’un monstre fantastique, telle que si elle se fût dressée de dessus le plancher, ouvrant une large gueule, pleine d’un feu éclatant, dont elle soufflait sur nous la chaleur, et regardant notre interminable travail avec les deux cavités noires des bouches de chaleur placées sur son front. Ces deux cavités étaient comme des yeux — d’implacables et d’impossibles pupilles de monstre ; ils nous regardaient toujours d’un regard uniformément sombre, comme fatigués de voir des esclaves dont ils ne pouvaient espérer rien d’humain, et qu’ils méprisaient du mépris froid de la sagesse."

http://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Gorki%20-%20Vingt-six%20et%20une.htm

Lien touvé sur littérature audio : " Le sujet de Vingt-six et une (extrait de Esquisses et récits) est mince. Vingt-six prisonniers, entassés dans un sous-sol presque insalubre fabriquent des craquelins ; leur seule distraction quotidienne est la visite de l’adorable jeune brodeuse de 16 ans Tania qui vient chercher sa provision de craquelins pour ses collègues du deuxième étage."

 

http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/g...

02:52 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

06/08/2013

Tunisie

"Ne plus arriver à écrire, à coucher la moindre pensée à se demander si ce n’est pas le début de la déprime…Mais pourrait-il y avoir de la déprime après des années d’attentes ? Par un passé, avant si peu, au soir venu, d’habitude le silence se voyait défloré par une tristesse inspiratrice, mais maintenant…"

http://tnkhanouff.hautetfort.com/

10:25 Publié dans Lecture, Site | Lien permanent | Commentaires (0)

Des phrases reviennent

dans toutes les langues après des intempéries plus ou moins destructrices , ici après le passage d'une tornade force trois près d'un hotel  ...  :

 

- I've never seen anything like that in my entire life.

 

- One of the cars had been picked up and thrown into one of the hotel rooms.

 

-That could've been us.

 

- the police said that was only an F three but if that's an F three what's an F four, F five like ?

 

- It's got to be total destruction.

 

Je n'ai pas mis de rubrique potions amères ...